Il paraît que pour ne point séparer les lieux qui anciennement ne faisaient qu'une seule et même paroisse, on a dû joîndre Andrezel à Champeaux. Dans la bulle du Pape Innocent II d'environ l'an ll30, il n'était fait aucune mention d'Andrezel dans le rang des églises du canton de Champeaux.
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Une lettre du roi Louis VII ( 1120-1180) écrite à SUGER, Abbé de St Denis, laquelle fait mention d’une autorisation à d'Albert d'Avolt, de faire élever une tour à Andrezel.
Notons que cet Albert d’ Avolt peut être considéré comme le premier seigneur connu d’Andrezel
Le deuxième seigneur, mentionné en 1192 est Aubert d’Andrezel qui jouissait de plusieurs fiefs en Brie.
Il fonde avec son épouse une chapelle Saint Eloy, pour laquelle il obtient la permission en 1236 de l’évêque de Paris, Guillaune d’ Auvergne de nommer un chapelain avec le consentement des chanoines et du curé d’Andrezel, Eudes
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On croit avec raison que comme il avait deux fils Jean et Aubert ce fut Jean qui créa une cure en ce lieu d'Andrezel dans la Chapelle de Saint Jean Baptiste qu'il fit bâtir dans l`enceinte du château.. Elle était établie au moins dès l'an 1212 selon un acte qui se voyait au petit cartulaire de l'abbaye de St Victoir
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Vues de l'église à partir de la grille du château en 2007 .................................... en 2013
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La chapelle paroissiale d°Andrezel, située dans l”enceinte du château, était sous l'invocation de Saint Jean Baptiste, ce qui était rare parmi les paroisses de campagne à cette époque. Andrezel faisait partie des paroisses du doyenné de Champeaux avec Fouju, Saint Méry, Vernouillet et Yèbles, ceci jusqu°en 1790.
Il n”y avait rien, avant la révolution, dans l'édifice, qui fut du siècle des premiers Seigneurs. Il parait, par ce qui reste du vieux château, qu'elle a été rebâtie il y a environ 270 ans et apparemment aussi elle a été agrandie
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En 1594, les chanoines obtiennent la démolition de cette chapelle, alors en trop mauvais état.
Néanmoins le sanctuaire semble avoir été rebâti et agrandi mais une chute du clocher en 1739 entraine des réparations qui réduirent l’ensemble de deux travées.
Le monument actuel, quoique petit, est assez régulier Il est partagé en trois nefs, celle du milieu et celle de droite sont du 16ieme siècle, l'autre, plus moderne.
La toiture qui recouvre l°ensemble est soutenue par une magnifique charpente en forme de carène de bateau retournée (partie immergée du bateau)
Aujourd'hui ce n'est plus qu'une simple chapelle, qui dépend d'une desserte des environs
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La grille d'accés au domaine du Château et ci dessous la porte principale de l'église et son beau parvis pavé

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L`autel est surmonté d`un tabernacle et retable fort beau et tout doré : les boiseries du chœur méritent aussi d`être remarquées. ( classé début XVIII ème siècle )

Sur le tabernacle de ce retable Jésus est représenté en Bon Pasteur, portant la brebis perdue sur ses épaules.
Les deux côtés du tabernacle en biais sont ornés chacun d’un évêque. Sur les côtés du tabernacles figure à droite un Ange Gabriel saluant la Vierge Marie à genoux qui se trouve, elle sur le panneau de gauche.
En partie basse au centre, une colombe surplombe un calice surmonté d’une hostie, tous deux entourés d’un ange de chaque côté. L’ensemble du retable est surmonté d’une croix entourée de deux statues d’ange.
Malheureusment ce retable a été trés abimé par les vers. et il tombait en poussière. Grâce à un mécénat de al Société Esso Rep il fut restauré dans les années 1980 ( retable classé aux Monuments historiques- 1906 )
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Vue d'ensemble de la Nef depuis le parvis |
Vue d'ensemble depuis la balustrade. |

La balustrade en bois du XVIII qui reprend les mêmes motifs que les grilles du coeur de la même époque ..et la clé de voute du coeur

A gauche : Chapelle de la vierge Marie - A droite : un banc d'oeuvre, une chaire en bois et 3 stalles à volutes en bois sculpté du XIX

De part et d'autre de la nef : un ensemble de 16 bancs clos du XIX dont certaines inscriptions sont encore lisibles sur les portes d'accés
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Le confessionnal en bois taillé de la 1ere moitié du 19ieme siecle |
Les fonds baptismaux en pierre. Cuve décorée de godrons et recouverte d'un couvercle en bois en 2 parties |
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Coffre en bois des XVII et XIX |
Tronc avec le bois marqué par les "pilleurs de tronc d'église" |
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A droite de la Nef, une dalle funéraire de Simon Boutillier datant de 1618 portant cette inscription :
CY GIST SIMON BOTILLIER EN SON VIVANT MARCHAND DEMEURANT A ANDREZEL QUI DECEDA LE PREMIER JOUR DE NOVEMBRE MIL VI XVIII Priez Dieu pour son âme ››
Nous voyons une effigie de défunt sous une architecture renaissance, L'épitaphe se trouve sur un bandeau faisant le tour de la dalle et une commémoration de fondation sur un panneau recouvrant les jambes.
Une autre épitaphe partiellement cassée est accrochée au pilier d'entrée

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A gauche, épitaphe de Mathurin Dablin,
curé d’Andrezel, mort en 1639
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Inscription dans une plaque de marbre en forme de cœur :
Ici repose les cœurs de Mess Jacques de viole chevalier seigneur Daigremont et d’Andresel……
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La chapelle Saint Roch
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un reliquaire contenant des reliques de Saint Roch que l'on venait jadis vénérer en pèlerinage le 16 août
La fête patronale, en l'honneur de saint Jean-Baptiste, est reportée au dimanche suivant le 24 juin.
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Dans la chapelle ouverte, un retable et la statue en bois polychrome de Saint Roch.
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LUTRIN à double pupitre
XVIIe siècle - XVIIIe siècle - Classé MH : 1906
Concernant ce lutrin à double pupitre, un texte précise : « a été payé à Pierre Gibert, serrurier à Guignes, la somme de 104 livres pour le payement du lutrin en fer par luy fait et fourni en 1781, payé au Saint-Forez, vitrier à Chaumes, la somme de 24 livres pour avoir peint et doré le lutrin ».
L'ensemble comporte sur le pupitre supérieur les lettres entrelacées AENS et SJB.
Sur la barre horizontale du pupitre haut, figure l'inscription « Bourdin Marguillier 1780 » et, sur celle du pupitre bas « Mre Caubet Curé 1780
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Les vitraux

au dessus du coeur

Saint Jean baptiste et Sainte Florance
Martin IV vu du bas, depuis la petite porte

Martin IV , vu d'en haut ( depuis la balustrade )
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Les vitraux ont été conçus et fabriqués au l9ieme siècle par Mr Stelzl peintre sur verre à Nancy, ceux du bas-côté gauche ont l'nscription : «1868 STELZL MAÎTRE VERRIER A NANCY 1868 ›› certains sont signés.
Ces vitraux sont restaurés en 1995 par les ateliers Miller de Chartrettes en Seine Mame.
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Sortie par la petite porte
Remerciements particuliers à Mme Léone ROLLAND qui a permis les prises de photos et les reprises des informations contenues dans son '' livret '' sur l'Eglise Saint Jean Baptiste D'andrezel